Pascal Dubois

Energy Manager chez Airbus Toulouse

  • Biomasse
  • Aéronautique
Coût global du projet : 34.1M d’€
Financement de l’ADEME : 12.1M d’€ soit 35.5%
Énergie renouvelable : 86%
CO2 évité par an : 26 500 tonnes

Fin 2023, le site toulousain d’Airbus sera alimenté en chaleur renouvelable grâce à deux installations biomasse. La première date de 2013, et la mise en service de la seconde est prévue pour fin 2023. Toutes deux sont interconnectées via à un réseau de chaleur interne, et permettront, à termes, de chauffer plus de 800 000m² de surface (plus de 60 bâtiments). Le passage à la chaleur renouvelable s’inscrit dans la stratégie de décarbonation mise en place par...

Le projet

Solution retenue

Chaufferies biomasse

Objectifs

Réduction de l'impact carbone de ses usines

Dispositif

Installation de deux chaufferies biomasse de 14 MW et de 20 MW

Investissement

34.1M d'€ dont 35.5% financés par le Fonds Chaleur de l'ADEME, soit 12.1M d'€

Témoignage en images

Transcription du témoignage de Pascal Dubois

[FONDS CHALEUR, PLUS D’ÉNERGIES RENOUVELABLES, PLUS D’INDÉPENDANCE ÉNERGÉTIQUE. POUR AIRBUS LA CHALEUR RENOUVELABLE, C’EST PROFITABLE !]

[TOULOUSE (31)]

[ICI ON PRODUIT ET ON DISTRIBUE DE LA CHALEUR RENOUVELABLE GRÂCE À LA BIOMASSE DEPUIS 2013]

[L’ACTIVITÉ DU SITE EN UNE PHRASE]

[PASCAL DUBOIS, ENERGY MANAGER]

Nous sommes ici sur le site toulousain d’Airbus. On y retrouve le siège social de l’entreprise, mais également des chaînes d’assemblage de différents types d’appareils : avions court-courrier ou long-courrier.

En quelques chiffres, c’est 21 000 employés sur plus de 700ha.

[IMAGINIEZ-VOUS UN JOUR CHAUFFER LES LOCAUX GRÂCE À LA BIOMASSE ?]

Oui, tout à fait. C’est le cas depuis 2013, date de mise en service de la première chaufferie biomasse dans laquelle nous nous situons.

Suite à des résultats positifs et dans le cadre de la feuille de route de décarbonation d’Airbus, une deuxième chaufferie sera mise en service d’ici fin 2023.

Ces deux chaufferies seront interconnectées sur le réseau de chaleur interne du site et permettront de chauffer jusqu’à 800 000m² de bâtiments principalement industriels.

La deuxième installation biomasse est un projet qui a été initié par Engie Solutions, qui nous accompagne dans notre stratégie de décarbonation de nos usines. Ils ont également en charge l’exploitation et la maintenance du chauffage sur le site toulousain.

[LE RÉSEAU DE CHALEUR SERT À CHAUFFER : BÂTIMENTS INDUSTRIELS (72 %), SALLES DE PEINTURE AVIONS (18 %), BÂTIMENTS TERTIAIRES (10 %)]

[QU’EST-CE QUI VOUS A CONVAINCU ?]

Premier argument, un argument écologique. Airbus œuvre pour réduire son empreinte environnementale et a des objectifs ambitieux de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre.

L’utilisation de chaleur renouvelable pour chauffer plus de 800 000m² de bâtiments est un levier clé dans notre stratégie de décarbonation de notre site.

Deuxième argument, un argument financier. La chaleur renouvelable permet de faire face aux fluctuations des coûts des énergies fossiles.

[OBJECTIF : 63 % DE RÉDUCTION DES ÉMISSIONS INDUSTRIELLES DE GES D’ICI 2030 (GAZ À EFFET DE SERRE) PAR RAPPORT À L’ANNÉE DE RÉFÉRENCE 2015]

[COMMENT ÇA MARCHE ?]

Nous avons deux chaufferies biomasse. La première chaufferie biomasse mise en service en 2013 : une puissance de 14MW fournit jusqu’à 30GWh par an.

La seconde installation, qui sera mise en service d’ici fin 2023, sera de 20MW. Au total, nous aurons donc 34MW de puissance.

Ces deux chaufferies sont interconnectées sur le réseau de chaleur interne, qui fait plus de 15km de long et qui dessert plus de 60 bâtiments sur le site industriel.

La biomasse permettra d’atteindre un taux d’énergies renouvelables de 86%, le supplément étant assuré par des chaufferies gaz.

[TAUX D’ENR DU RÉSEAU DE CHALEUR : 86 %]

[APPROVISIONNEMENT BOIS ANNUEL : ENVIRON 60 000 TONNES]

[QUELLE AIDE AVEZ-VOUS REÇUE DE L’ADEME ?]

Au total, sur ces deux installations, Airbus a reçu un financement de l’ADEME via le Fonds Chaleur à hauteur de 35,5%.

[COÛT GLOBAL DU PRJET : 34,1 M €. CHAUFFERIE EXISTANTE : 8,2 M €. NOUVELLE CHAUFFERIE : 25,9 M € HT]

[FINANCEMENT DE L’ADEME : MOYENNE TOTALE SUR L’ENSEMBLE DES INSTALLATIONS DE 35,5 % SOIT 12,1 M €]

[CHAUFFERIE EXISTANTE : 3,1 M € (38 %). NOUVELLE CHAUFFERIE : SUBVENTION VIA L’APPEL À PROJETS BCIAT DE 9 M € (35 %)]

[QUELS BÉNÉFICES POUR L’ENTREPRISE ?]

La chaleur renouvelable offre des bénéfices multiples à l’entreprise : énergétiques, écologiques et économiques.

[86 % DES BESOINS THERMIQUES DU RÉSEAU DE CHALEUR COUVERTS PAR LA BIOMASSE. 26 500 TONNES DE CO2 ÉVITÉES PAR AN. STABILISATION DE LA FACTURE ÉNERGÉTIQUE SUR LE LONG TERME]

[UNE DERNIÈRE QUESTION : LA CHALEUR RENOUVELABLE, C’EST PROFITABLE, ALORS ?]

La chaleur renouvelable est profitable, car c’est un investissement durable.

[AVEC LE FONDS CHALEUR, AGISSEZ POUR L’INDÉPENDANCE ÉNERGÉTIQUES. POUR VOUS ACCOMPAGNER, 09 85 60 20 35 SERVICE ET APPEL GRATUITS, FONDSCHALEUR.ADEME.FR]

[FONDS CHALEUR, PLUS D’ÉNERGIE RENOUVELABLE, PLUS D’INDÉPENDANCE ÉNERGÉTIQUE.]

[RÉPUBLIQUE FRANÇAISE, LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ, ADEME, AGENCE DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE]

Témoignage en podcast

Les financements

  • Coût global du projet : 34.1M d’€
    – Chaufferie existante : 8.2M d’€
    – Nouvelle chaufferie : 25.9M d’€ HT
  • Financement de l’ADEME : moyenne totale sur l’ensemble des installations de 35.5%, soit 12.1M d’€
    – Chaufferie existante : 3.1M d’€ (38%)
    – Nouvelle chaufferie : Subvention ADEME via l’appel à projets BCIAT de 9M d’€ (35%)

Les enjeux

Le site toulousain d’Airbus est passé à la chaleur renouvelable via l’installation d’une chaufferie biomasse en 2013. En lieu et place du fioul, cette installation a permis de réduire l’impact carbone du site industriel en s’affranchissant de cette énergie fossile. La solution biomasse s’est imposée sur ce site industriel dont la localisation un peu excentrée permettait d’envisager, sans contraintes fortes, la livraison de bois.
En 2023, l’industriel s’est engagé à :

  • réduire de 20% l’achat d’énergie d’ici à 2030 par rapport à l’année de référence...

L'infrastructure mise en place

L’installation existante, utilisée depuis 2013, est composée d’une chaudière biomasse vapeur d’une puissance de 14 MW, produisant 30 GWh/an équivalent à 5500 tCO2 évitées par an. Cette chaudière est couplée à des dispositifs d’efficacité énergétique tels qu’un préchauffeur d’air ainsi qu’un économiseur sur les fumées de 1,5 MW.

Alimentée en plaquettes forestières et déchets de l’industrie du bois qui proviennent d’un rayon de moins de 80 km de la plate-forme de Longages, la chaufferie consomme entre 17 000 à 22 000 tonnes de bois par an. Le bois...

Les acteurs du projet sur le territoire

Ces installations biomasse, que ce soit en phase de construction ou d’exploitation, sont créatrices d’emplois non délocalisables, contribuant au développement économique local et régional.

De la même manière, l’approvisionnement bois permet de dynamiser la filière bois locale. Sur la base des ratios de création d’emplois pour 1.000 tonnes équivalent pétrole suivants * : 6,4 ETP pour la filière « plaquettes » et 7,7 ETP (*) pour la filière « broyats/DIB », le projet devrait créer entre 50 et 55 emplois durables. (*coefficients issus de l’étude ADEME 2007...

Le bilan

Énergétique

Couverture de 86% des besoins thermique du réseau de chaleur par la biomasse

Écologique

26 500 tonnes de CO2 en moins par an

Économique

Stabilisation de la facture énergétique sur le long terme

Sur le territoire

Entre 50 et 55 emplois durables

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